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Certificat d’authenticité : modèle et guide
Un certificat n’a pas de forme imposée, mais il a un contenu attendu et, en France, des mots dont le sens est fixé par décret. Voici les deux, et un modèle à télécharger.
Ce qu’un certificat doit contenir
Aucun texte n’impose de maquette. Ce qui est attendu, c’est qu’un tiers puisse, dix ans plus tard, rattacher sans ambiguïté ce papier à cette œuvre et à celui qui l’a signé. D’où cette liste.
- L’artiste — Nom, prénom, années de naissance et de mort le cas échéant. Un homonyme se règle ici, pas dix ans plus tard.
- Le titre et la date — Le titre tel que l’artiste l’a donné, l’année de réalisation. « Sans titre » est un titre : il s’écrit.
- La technique et le support — Huile sur toile, tirage argentique, bronze à la cire perdue. Le matériau fait partie de l’identité de l’œuvre.
- Les dimensions — Hauteur × largeur × profondeur, unité indiquée, avec ou sans cadre — précisez lequel.
- Le numéro d’édition — Pour un multiple : 3/25, et le nombre d’épreuves d’artiste. Une édition dont le tirage n’est pas écrit n’est pas une édition.
- Une image de l’œuvre — Sur le certificat lui-même. C’est ce qui empêche un certificat de voyager vers une autre œuvre.
- La provenance — D’où vient l’œuvre, et par quelles mains elle est passée si vous le savez. Ce que vous ne savez pas ne s’invente pas.
- Qui délivre, et à quel titre — L’artiste, l’ayant droit, la galerie, le comité. Avec l’adresse et le numéro d’immatriculation.
- La date et la signature — Manuscrite ou électronique, mais datée. Un certificat sans date ne vaut rien.
- Un numéro unique — Pour retrouver, dans vos livres, quel certificat a été délivré pour quelle œuvre, à qui, et quand.
Les mots dont le sens est fixé, en France
Le décret du 3 mars 1981, dit « décret Marcus », donne à quatre formules un sens précis. Les employer engage ; les employer à la légère expose. Le nom de l’artiste écrit seul, sans aucune de ces formules, garantit qu’il est l’auteur de l’œuvre.
| « attribué à » | L’œuvre a été exécutée pendant la période de production de l’artiste nommé, et de sérieuses présomptions le désignent comme son auteur vraisemblable. Ce n’est pas une certitude, et la formule le dit. |
| « atelier de » | L’œuvre a été exécutée dans l’atelier du maître nommé, ou sous sa direction. Le maître n’est pas l’auteur de la main, il l’est de l’atelier. |
| « école de » | L’auteur a été l’élève du maître cité, a notoirement subi son influence ou bénéficié de sa technique. La formule ne vaut que pour une œuvre exécutée du vivant du maître ou dans les cinquante ans qui suivent sa mort. |
| « d’après » | Comme « dans le goût de », « style », « manière de », « genre de » et « façon de » : la formule ne confère AUCUNE garantie sur l’identité de l’artiste, la date de l’œuvre ou son école. C’est la formule des copies, et elle doit être lue comme telle. |
Le modèle, à télécharger
Ce PDF est rendu par le moteur de MARMALADE, celui-là même qui produit les certificats de nos galeries. L’œuvre qu’il décrit est fictive, et la galerie aussi : c’est un témoin, pas un document à signer. Il montre la mise en page, l’emplacement de l’image, celui du numéro et celui de la signature.